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L’ACEI agit à titre de catalyseur d’un Internet plus rapide et plus performant

Des démarches sont entreprises afin d’augmenter les points d’échange Internet au pays.

OTTAWA, le 28 juin 2012 – L’Autorité canadienne pour les enregistrements Internet, ACEI, l’organisme qui gère le domaine .CA sur Internet, entreprend une nouvelle initiative ayant comme but d’appuyer la création d’un Internet national plus robuste et économique pour tous les Canadiens en favorisant le développement de plus de points d’échange Internet (PEI) à l’échelle du pays.

Il est probable que de nombreux Canadiens ignorent qu’une grande part de notre trafic Internet national traverse nos frontières avant de les franchir de nouveau pour finalement parvenir à destination. Cette situation est due, en partie, au fait que le Canada a besoin de plus de PEI, soit de ces importants dispositifs d’aiguillage qui permettent aux internautes d’une même région, habituellement d'une grande ville, de se connecter les uns aux autres directement. Un PEI permet au trafic sur le réseau local de parcourir des chemins plus courts, et par conséquent plus rapides, entre les réseaux membres, ce qui améliore le flux du trafic sur les principaux réseaux fédérateurs Internet et contribue à réduire les coûts de réseautage.

Dans le monde, il existe environ 350 PEI, et leur caractère essentiel à l’infrastructure d’Internet de plusieurs nations a été démontré. Les États-Unis disposent d’environ 85 PEI, alors qu'au Canada, les deux seuls auxquels nous accédons sont OTTIX à Ottawa et TORIX à Toronto.

Selon M. Byron Holland, président et chef de la direction de l’ACEI, « Par rapport aux autres pays de l’OCDE, le Canada accuse un retard. Pour un pays qui a déjà fait figure de leader de l’économie numérique mondiale, c'est inacceptable. »

L’ACEI est d’avis que les intervenants de l’économie numérique canadienne, notamment les exploitants de réseau, les fournisseurs de services Internet (FSI) et d'autres parties intéressées des secteurs public et privé, devraient collaborer afin de créer une chaîne de PEI et veiller à l’investissement dans l’infrastructure requise.

En qualité de joueur neutre et sans but lucratif au sein de l’écosystème d’Internet au Canada, l’ACEI s’est engagée à faire en sorte que cette vision devienne réalité. L’objectif de l’organisme consiste à agir à titre de catalyseur de l’essor d’une toile nationale de PEI. L’ACEI a donc ouvert un dialogue à Vancouver, à Winnipeg, à Montréal et à Halifax avec les membres de la communauté intéressés dans le but de contribuer à l’établissement ou au soutien de six nœuds importants d’une infrastructure de PEI. Ces échanges se poursuivront au cours des mois à venir.

« Nous avons tout à gagner de l’amélioration d’Internet au Canada et d’une économie numérique plus robuste, a poursuivi M. Holland. Il s’agit d’augmenter la sécurité, la vitesse et la résilience du réseau tout en optimisant le volume de trafic qui demeure au Canada, avantageant du coup l’ensemble de la population canadienne. »

Pour visionner une vidéo expliquant en quoi consistent les PEI, veuillez visiter www.euro-ix.net.

Pour découvrir les avantages que l’augmentation de PEI conférerait au Canada, veuillez visiter ici.

Qu’est-ce qu’un point d’échange Internet?

Un point d’échange Internet (PEI) est un dispositif d’aiguillage au sein d’Internet. Celui-ci permet à plusieurs réseaux, par exemple à au moins trois fournisseurs de services Internet (FSI) situés dans la même ville, d’établir une connexion directe entre eux. Les données, qui pourraient consister en des courriels échangés entre les clients de deux FSI, sont entièrement transmises au moyen de la connexion locale. De telles dispositions de partage entre pairs peuvent aussi inclure des universités, de grandes organisations et au gouvernement. Tout comme Internet, un PEI est le fruit d’une entente entre plusieurs intervenants qui conviennent de se connecter au moyen d’un pont entre réseaux, ce dont ils profitent mutuellement.

Internet ne consiste pas en une seule entité. Il s’agit d’un réseau de réseaux indépendants dont les exploitants ont convenu de transmettre les données de leurs clients circulant des uns aux autres en recourant à des protocoles de communication normalisés. La façon dont les données voyagent et la trajectoire qu’elles empruntent jusqu’à leur destination ont été déterminées par la façon dont le réseau fédérateur Internet a été construit par les exploitants de grands réseaux et les FSI au cours des 30 dernières années. À cause de la direction qu’a prise la croissance d’Internet, pour les FSI, transférer le trafic local vers les liaisons internationales déjà établies s’est souvent révélé plus économique. Cela signifie qu’un courriel transmis par un expéditeur situé dans la même ville que son destinataire peut suivre un itinéraire indirect en passant par plusieurs autres villes, voire un autre pays, avant de parvenir à destination.

Toutefois, une telle trajectoire comporte des risques en matière de sécurité, alors que des données confidentielles traversent les frontières et résident dans des serveurs situés dans d’autres lieux,. Plus le parcours s’allonge, plus la latence ou le décalage de la communication des données augmentent et plus le temps de chargement des sites Web et des courriels se prolonge tout comme le délai d’envoi et de réception des données.

L’Internet connaissant un essor tant en matière de taille que de complexité, les PEI y deviennent des éléments de plus en plus cruciaux. Un PEI permet au trafic sur le réseau local de parcourir des chemins plus courts, et par conséquent plus rapides, entre les réseaux membres, ce qui allège la congestion sur les principaux réseaux fédérateurs Internet et réduit les coûts de réseautage. Les PEI entraînent donc une amélioration substantielle de la performance locale d’Internet et de la disponibilité de la bande passante. Cependant, la création d’un PEI repose sur la collaboration entre les exploitants de réseau, les FSI et d’autres intervenants, par exemple le gouvernement et le secteur privé.

Dans le monde, il existe environ 350 PEI, et leur caractère essentiel à l’infrastructure d’Internet de plusieurs nations a été démontré. Les États-Unis disposent d’environ 85 PEI, alors qu'au Canada, les deux seuls auxquels nous accédons sont OTTIX à Ottawa et TORIX à Toronto.

Par conséquent, une grande part de notre trafic Internet national traverse nos frontières avant de les franchir de nouveau pour finalement parvenir à destination. Augmenter le nombre de points d’échange au pays ferait en sorte que le trafic canadien demeurait, la plupart du temps, sur notre territoire, ce qui donnerait lieu à la création d’un réseau national plus sécurisé, robuste et économique.

Lors du Sommet canadien des fournisseurs de services Internet tenu à Toronto en 2011, l’ACEI a demandé aux leaders du marché d’Internet au Canada de travailler ensemble, et avec son équipe, dans le but de contribuer à améliorer la position du Canada à titre de pays techno, et ce, en partie, en s’engageant dans l’établissement d’une communauté robuste des PEI à l’échelle canadienne. Au cours des sept derniers mois, l’ACEI a discuté des PEI avec des intervenants au sein de la communauté et récemment, elle a lancé un wiki à ce sujet afin qu’ils puissent y faire état des efforts qu’ils ont consacrés à ce projet.

Dans le but d’aider des membres de la communauté de Vancouver, de Calgary, d’Edmonton, de Winnipeg, de Montréal et de Halifax, lesquels ont manifesté leur intérêt à cet égard, à établir ou à soutenir l’instauration de six nœuds de premier plan d’une infrastructure de PEI, l’Autorité canadienne pour les enregistrements Internet a déjà engagé un dialogue avec eux. Ces échanges se poursuivront au cours des mois à venir.

À propos de l’ACEI

L’Autorité canadienne pour les enregistrements Internet est un organisme sans but lucratif, dirigé par ses membres, qui gère le registre des noms de domaine .CA du Canada, élabore et met en œuvre des politiques à l’appui de la communauté Internet canadienne et représente le registre .CA sur le plan international.

Pour obtenir plus de renseignements, veuillez communiquer avec :

Tanya O’Callaghan
Gestionnaire des communications, Autorité canadienne pour les enregistrements Internet
 613 237-5335, poste 262
tanya.ocallaghan@cira.ca

Leo Valiquette
inmedia Public Relations
613 769-9479
lvaliquette@inmedia.com

 

Des démarches sont entreprises afin d’augmenter
les points d’échange Internet au pays.